Pourquoi ne pas sortir des sentiers battus et venir passer un moment dans le jardin d'une maison bulle, une autoconstruction habitée. Rompre avec l'angle droit au profit d'un habitat sensuel qui répond aux fonctions premières du foyer dans ce nouveau millénaire est une des raisons pour laquelle nous avons choisi l'autoconstruction, la forme sphérique et la maitrîse du voile de béton.
Maison Bulle.org vous invite à percevoir la pertinence ,l'intelligence de ce type de construction en visitant les productions de la première comme de la seconde génération.
Il y est ici question d'un constat L'industrie ne produit pas de courbes pour l'habitat individuel :Il y est donc incontournable de tout faire soi même "DO IT YOURSELF": de concevoir et réaliser des prototypes qui,
de la poignée de porte à l'ouverture zénithale imposent de faire des choix. Et ils de toute façon rendront les moments du quotidien exceptionnels. Ce concept proposé par Pascal Häusermann en 1959 deviendra très vite l'unique solution pour habiter autrement. Qui n'a pas rêvé devant les réalisations monumentales et exemplaires d'Antti Lovag réservées malheureusement à une élite éclairée et fortunée et de pouvoir les transposées sur son terrain ?
Qui ne s'est pas émerveillé devant ces habitats individuel pavillonnaire d'exception comme les maisons bulles de Joël Unal, Daniel Bord, Antonio Beninca, H et C Roux, Jérôme Peyret, Bernard Chanéac et Jèrôme Sadler... ? Où chaque maison bulle posséde son charme indéniable,le résultat du refus de subir la morosité du bien immobilier actuel.
C'est l'expression la plus employée pour définir cet habitat-sculpture
(terme créer par le théoricien de l'architecture prospective Michel Ragon )issu de la contre culture des années 70. La maison bulle est devenu par la suite familière grâce à la série" Barbapapa ". En effet ces joyeux z'animos avaient projetés d'habiter une maison à leur image, à leur portée en réaction à l'urbanisme brutal imposé dans les grands ensembles de ces années là. Ces habitats coques (terme qui tend à effacer le terme péjoratif de maison )sont réalisées le plus souvent en voile de béton (parfois remplaçé par le platre ), une technique qui permet toutes les fantaisies formelles. Une fois maitrisé le voile de béton a permis à quelques autoconstructeurs de répondre à leur tour aux approches de Pascal Hausermann et d''Antti Lovag en réalisant leurs propres courbes, leurs doubles courbures, leurs espaces de vie, leurs bulles. Parfois en totale autarcie ou bien lors de stage dirigé par P.H ou A.L. la conception de ce mode d'habitat découle en premier lieu
-Des recherches des architectes modernes sur la question du fonctionnalisme:
Une maison est habitable donc fonctionnelle.
-De celles de Jean Prouvé pour ce qui est de la maitrise des matériaux et de l'intelligence de son exploitation.
Une maison doit être une machine à habiter.
-Mais encore des théories de Rudolf Steiner (1861-1925) et Frédérick Kiesler (1896-1966) concernant la rencontre des arts.
Une maison doit être le réceptacle des sens.
Aujourd'hui la maison bulle est certainement une des plus pertinentes réponses à l'urbanisme démesuré des mégalopoles . C'est une forme d'éco-logis douce soucieuse de respecter le site, (Ces constructions ne nécessitent pas de fondations ou de restructuration du terrain...(enrochement cyclopéen, construction sur pente...). Elles accompagnent parfois le relief(maisons paysages de Jacques Couëlle). En intégrant totalement lesformes et la végétation environnante la maison bulle crée des rencontres subtiles. Et la construction n'utilise qu'un minimun de matériaux pour une surface maximale.
IImaginer un instant pouvoir construire sa propre coquille dans laquelle on peut projeter ses désirs.
Alors que le façadisme et la spéculation ont poussé l'individu à soutenir une architecture du passé, il se peut qu'un réveil identitaire vous pousse un jour à passer à l'acte. Qui sait?
Quarante aprés qu'en est -il de la réalité viable de ses art-chitectures sculptures?
Quelles propositions
sociologiques, économiques, écologiques ?
La crispation identitaire a imposé au plus grand nombre la construction d'erzats . Des habitats qui ne répondent pas aux sollicitations élémentaires du corps et de la pensée. Ce ne sont que des boites où la façade importe plus que la fonctionnalité des espaces. En effet la forme cubique répond plus à un besoin de stockage quà un besoin de bien -être de sensation. D'autre part le style régional imposé dans l'habitat pavillonaire limite des approches originales et pertinentes. De la villa moderne , californienne... il est rare de pouvoir habiter autrement .
Pourtant il existe en France une poignée d'irréductibles qui ont la chance de vivre une approche différente de l'habitat sollicitant davantage les sens, privilégiant la relation intime avec la nature ,réfléchissant à une distribution plus cohérente et plus fonctionnelle en relation avec la liberté des formes, une promenade architecturale oubliée en quelque sorte, .
Il est plaisant de savoir qu 'il se construit encore des maisons bulles et pas uniquement réservées à une élite fortunée!. C'est le signe qu'il n'est pas impossible de surmonter ces obstacles et qu'elle est encore d'actualité. Les amis les contacts et les projections sont ici référencés.
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